Diagnostic immobilier : amiante, DPE, gaz, expertise plomb, loi Carrez, diagnostic électrique, prêt à taux zéro, termites, performance énergétique
Demandez votre DEVIS GRATUIT !
Annuaire diagnostic immobilier
devis Diagnostic immobilier

Demande de devis

Merci de compléter le formulaire suivant.


devis diagnostic immobilier


Le 13/11/2011

Le téléphone mobile dynamise le diagnostic REM

Le téléphone mobile dynamise le diagnostic REM

Rayonnements électromagnétiques en hausse

C’est une nouvelle pierre qui vient d’être posée sur la tombe de feu le Grenelle des Ondes par Eric Besson le Ministre de l’économie numérique.
Alors que la grande majorité des personnes sont inquiètes en regard de la multiplication sauvage des antennes relais de téléphonie mobile, que de plus en plus de personnes souffrent de troubles liés à l’électro-hypersensibilité, les mesures de précaution prises par certains maires ont été annulées par le Conseil d’Etat.

Principe de précaution contre économie numérique
Ce sont pour l’instant trois maires  : Les Pennes-Mirabeau (13), Bordeaux (33), Saint Denis (93) et bientôt peut être Paris qui se voient annuler leur décision de geler l’implantation sauvage d’antennes relais de téléphonie de dernière génération 4G.

Ces maires et notamment celui de la capitale se sont opposés à l’augmentation du seuil maximal d'exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile, à l’abandon des opérations d’intégration paysagère et à l’absence de transparence sur la mise en service des antennes.

Depuis l’arrivée de la 4G, les opérateurs ont demandé que le seuil maximum d’exposition aux ondes électromagnétiques des riverains qui était fixé à 2 Volt/mètre (V/m) en moyenne sur 24 heures, soit relevé à 10, voire 15 V/m, que les antennes ne soient plus soumises à une obligation d’intégration paysagère et que les opérateurs ne soient plus soumis à l’obligation de communication sur la date d'activation des antennes. De plus, face aux oppositions croissantes de la population contre les antennes relais, les opérateurs ont émis le souhait (exigence ?) que la commission de concertation de la téléphonie mobile (CCTM), qui réunit les riverains, les associations et les mairies d'arrondissement, n'ait plus qu'un rôle consultatif dans les décisions afin d’arrêter de leur mettre des bâtons dans les roues.

Les enjeux
La 4G, tout le monde s’en est bien passé jusque là ; si c’est pour recevoir un peu plus de télévision ou de publicité sur les mobiles, on peut raisonnablement se demander quel est son réel intérêt .
Il semble qu’avant tout c’est l’intérêt financier des opérateurs et de l’état qui soit concerné.

Pour les opérateurs, la 4G devrait leur permettre d’étendre les offres et leur permettre de nous offrir plus pour plus cher. Tellement cher qu’ils sont prêts à débourser en 2012 un joli pactole pour acquérir auprès de l’état les licences 4G .
D’après le résultat du premier appel d’offres 4G pour la bande de fréquence des 2 600 MHz, quatre opérateurs auraient déjà répondu avec pour chacun une contribution entre 150 et 287 M€. Si on fait le total provisoire, on atteint 936 millions d’euros que l’état devrait toucher de la part des opérateurs pour s’implanter où et comme ils le veulent.
En ces temps de crise, le gain minimal pour l’état de 936 millions d’euros est une raison suffisante pour ne pas retourner se coucher à 11 heures du matin fut-ce avec une jolie destinataire de Tweeter (mercredi 19 octobre 2011).
Cet argent (très attendu), serait-il la bonne raison pour décider que « le maire ne saurait adopter, sur le territoire de sa commune, une réglementation relative à l'implantation des antennes relais de téléphonie mobile et destinée à protéger le public contre les effets des ondes émises par ces antennes, sans porter atteinte aux pouvoirs de police spéciale conférés aux autorités de l'Etat" ?

Surtout qu’une fois le danger du rayonnement des antennes sera bel et bien prouvé, il sera toujours temps de rendre obligatoire le diagnostic rayonnement électromagnétique qui génèrera à son tour un marché donc de la TVA, des taxes et de la croissance.

Le diagnostic REM (rayonnement électromagnétique) est déjà proposé par certains diagnostiqueurs immobiliers ; il n’est pas obligatoire mais sert à informer les occupants futurs ou actuels d’un bien immobilier (logement ou tertiaire) de la nature et de la puissance des faisceaux d’ondes auxquels ils sont exposés (téléphonie, Wi-Fi, DECT, radiofréquences…).

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (AFSSET), qui a effectué l'analyse sur 3 500 études a récemment souligné "l'existence d'effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires" et a recommandé de réduire les expositions du public notamment aux ondes des téléphones portables qui constituent la première source d'exposition.