
Le 25/06/2011
Le Conseil national de l’habitat s’est réuni le 22 mars dernier pour une séance consacrée aux améliorations à apporter au Diagnostic de Performance Energétique (DPE).
C’est notamment les critères de transparence et de fiabilité du DPE qui ont été évoqués en réponse aux récentes questions et problèmes soulevés par quelques organismes et unions de consommateurs.
Grâce aux remontées d’expérience récemment mises en lumière, c’est l’ensemble du DPE qui semble devoir être refondu et notamment les méthodes de calcul, le professionnalisme des diagnostiqueurs immobiliers et le contrôle de cette profession.
A cet effet et sous la remontée d’expérience mise en exergue par les différentes fédérations et associations, le DPE est en cours de refonte notamment sur les méthodes de calcul, le perfectionnement du contrôle des diagnostics effectués, la professionnalisation des diagnostiqueurs.
Rappelons que le Conseil National de l’Habitat a regroupé pour cette séance cinq collèges :
- les représentants des élus et administrations (Association des maires de France, ministères…)
- les représentants des usagers (UNAF, CLCV…)
- les représentants des constructeurs, des maîtres d’oeuvre et des entreprises du bâtiment, des gestionnaires de logements, des établissements financiers, des organismes d’allocations familiales et du notariat (CAPEB, FNAIM, USH, CNAF…)
- les représentants des associations d’insertion et de défense des personnes en situation
d’exclusion par le logement (UNIOPSS, Fondation Abbé Pierre, ATD quart monde…)
- les représentants des personnels qualifiés (ANIL, CNH)
De plus des acteurs qualifiés du dossier DPE ont été invités dont notamment :
- Les fédérations du diagnostic immobilier et des diagnostiqueurs immobiliers, (FIDI, FNECI, CFDI, FNAIM…)
- Les organismes certificateurs (APAVE, SOCOTEC, QUALIXPERT, DEKRA, ICERT, CERTIFI, CERTIGAZ, SGS, ICS) et le COFRAC
Nul doute qu’avec de tels intervenants, le DPE sera étudié au plus près et entrera dans une maturité profitable à tous.
Pour mémoire, près de 4 % du budget des Français est consacré aux dépenses énergétiques domestiques et ce chiffre atteint même 10% pour les ménages les plus modestes plongeant certains dans la précarité énergétique.
Le secteur du bâtiment représente à lui seul 42,5 % de la consommation d’énergie du pays.